Rendez-vous à Paris en gare de l’Est pour attraper l’ICE (train à grande vitesse allemand) qui relie chaque jour les capitales française et allemande en 8 heures. L’ICE n’a rien à envier à notre TGV. Wifi à bord, sièges larges et confortables, bar cafétéria, le tout à 300 km/h. Vous embarquez ?
Une capitale verte au fil de l’eau : Berlin à vélo
Une ville pauvre mais sexy, voilà la petite phrase glissée par Klaus Wowereit, ancien maire de la ville, qui a fait la renommée de Berlin au début des années 2000. Et il est vrai que la capitale européenne de la contre culture, à défaut d’être belle, possède un pouvoir d’attraction hors norme.

Mais c’est aussi, et peu de gens le savent, une ville très verte, parsemée de jardins et entourée de forêts et de lacs, qui trouvent leur unité autour d’une rivière, la Spree, qui traverse une partie de l’Allemagne et de la République Tchèque.

Alors enfourchez un vélo et roulez en direction de Treptower Park, un îlot de verdure situé à deux pas du très branché quartier de Friedrichshain. En franchissant la désormais très chic presqu’île de Stralau, vous remarquerez les barges de la Spree:publik, l’une des dernières communautés culturelles militantes du centre de Berlin.

Et en poursuivant le long de la Spree, vous atteindrez en moins de 30 minutes l’embarcadère du Fähre F11 qui relie Treptow à Oberschöneweid, point de départ d’une superbe échappée jusqu’au Müggelsee. Le retour se fait en S-Bahn, en embarquant son vélo à bord.
Et si vous preniez le train de nuit ?
ÖBB Nightjet a été contraint d’arrêter ses liaisons de nuit entre Paris et Berlin, suite à un désaccord avec l’Etat Français. Heureusement, dès le mois de mars 2026, les liaisons vont reprendre grâce à la compagnie European Sleeper, une société coopérative qui milite pour le retour du train de nuit à l’échelle européene.
Prague hors de sentiers battus
Avec le train Eurocity, Prague est à 4h30 de Berlin, avec en prime un superbe voyage à travers la Suisse saxonne, le long de l’Elbe.
L’image de ville de conte de fées qui colle à Prague lui confère une apparence parfois faussée de capitale surpeuplée et victime du surtourisme. C’est vrai évidemment, on ne va pas le nier. Mais la majorité des visiteurs se concentrent dans un périmètre finalement très réduit qui va du château à la place de la Vieille Ville, en passant par les rives de la Vltava.

Derrière l’image d’Epinal et les clichés, se cache une ville au riche patrimoine industriel, où se créent d’innombrables lieux culturels alternatifs, logés dans d’anciens entrepôts, de vieilles usines ou des centrales électriques réhabilitées.

Rendez-vous dans la quartier vibrant de Holešovice, à la découverte du DOX, un bâtiment industriel transformé en musée d’art contemporain en 2008. A quelques centaines de mètres, le Vnitroblock est un autre warehouse créatif parfait pour boire un verre, faire la fête ou rencontrer des artistes. Enfin, les anciens abattoirs de la ville abritent aujourd’hui une halle gourmande, devenue temple de la street food.
Bratislava : une capitale de poche aux grandes ambitions
Bratislava a acquis son statut de capitale européenne en 1993, après la chute de la Tchécoslovaquie. 3 décennies seulement après avoir fait son entrée dans la cour des grands, la petite fille de l’est s’affiche comme une capitale jeune, dynamique et bien entendu chargée d’histoire.

Si elle n’a pas la même grandeur que Vienne ou Budapest, elle gagne la bataille côté charme, grâce à un cœur de ville empli de maisons de poupée, de merveilles médiévales et de passages secrets, menant à des restaurants ou des friperies cachées au fond des arrière-cours.

Grimpez jusqu’au château de Budapest pour découvrir un panorama tout en contraste, où cité ancienne et ville nouvelle se répondent en une déclinaison de couleurs et d’architectures tantôt historiques, tantôt futuristes.
Le Danube à vélo de Bratislava à Budapest
Grâce à l’Eurovélo 6, il est possible de rouler le long du Danube de Bratislava à Budapest, le temps d’un itinéraire très accessible d’environ 250 kilomètres. Comptez 4 à 5 jours de voyage à la découverte de la région de Szigetköz, de l’île de Rye, des paysages pittoresques de la Donauknie et du palais royal de Visegrád.
Et si Budapest ne se résumait pas au goulash ?
Bigarrée et cosmopolite, Budapest affiche un visage de capitale dynamique, tournée vers la jeunesse. La perle du Danube est en passe de devenir une véritable destination gastronomique trustée par une jeune garde de chefs qui réinventent les codes de la cuisine hongroise.

Rendez-vous chez TATI, au cœur du quartier juif, où deux chefs proposent une cuisine contemporaine à base de produits bio issus de leur propre ferme. Et à quelques pâtés de maison, Mazel Tov s’est installé dans un bar en ruine pour proposer une cuisine bistronomique aux influences méditerranéennes.

Enfin, Budapest ne serait rien sans ses vins. En effet, la Hongrie est depuis des siècles une terre viticole réputée, d’où provient le fameux Tokay que Louis XIV lui-même qualifiait de « vin des rois, rois des vins ». L’un des meilleurs endroits pour déguster les vins hongrois, c’est au Doblo Wine Bar dans le sixième arrondissement.
Découvrez cette aventure dans mon dernier livre
[Cet article est un extrait de mon dernier livre]. Après 5 années sur les routes avec mon micro, j’ai raconté des dizaines d’histoires de voyage et d’aventure en France et sur les rails. Et bien figurez-vous que ces rencontres dans des trains, au bord d’un quai ou durant mes pérégrinations dans l’Hexagone vont faire l’objet d’un livre à paraître chez Larousse : Où aller sans prendre l’avion ? 50 itinéraires

A travers une cinquantaine d’itinéraires, je vous propose d’explorer la France et l’Europe sans avion, d’Amsterdam à Barcelone, en passant par la Norvège, le temps d’un voyage ponctué de rencontres faites au fil des mes expéditions pour La France Baladeuse. Et la magie de ce livre, c’est que tu peux le lire mais aussi l’écouter, en allant flasher les QR Codes qui se cachent au fil des pages… de quoi prolonger la lecture et te donner envie de partir à l’aventure…


