[🚂 Tchou Tchou] À bord du Tromsþ (pas si) express : de Stockholm à Tromsþ

Dans ce dernier Ă©pisode de ma sĂ©rie « Le TromsĂž pas si express », je vous embarque Ă  bord de l’Arctic Circle Train, l’une des plus belles lignes de chemin de fer au monde pour rejoindre TromsĂž, ma destination finale oĂč j’irai Ă  la rencontre d’Agathe, une Française expatriĂ©e en NorvĂšge.

Voyage Ă  bord de l’Arctic Circle Train

Il est 18 heures sur le quai de la gare de Stockholm. Le quai est bondĂ© de voyageurs en backpack et skis sur le dos. Le soleil est dĂ©jĂ  rasant et le train de l’Arctique fait son entrĂ©e en gare, Ă  vitesse lente. On pĂ©nĂštre Ă  bord des voitures et on investit nos cabines. Pour nous, ce sera un compartiment trois couchettes, partagĂ© avec un jeune SuĂ©dois en route pour Kiruna, en quĂȘte de poudreuse fraĂźche.

Par la fenĂȘtre de l'Artic Circle Train

Le voyage dure prĂšs de 18 heures dans la nuit, Ă  destination du cercle polaire. Nous avons traversĂ© la SuĂšde et le train foule les premiĂšres landes de Laponie alors que le soleil se lĂšve. Une grande majoritĂ© de voyageurs descendent Ă  Kiruna ou Ă  Abisko. Nous continuons en direction de la ligne d’Ofoten, l’une des plus spectaculaires de NorvĂšge, qui mĂšne Ă  Narvik, l’une des gares les plus septentrionales d’Europe.

À bord, la vie dĂ©file lentement au wagon-restaurant, Ă  mesure que le train s’enfonce dans la nuit, mettant le cap au nord. À bord, j’ai rencontrĂ© trois jeunes Français partis pour une aventure Ă  ski sur les montagnes norvĂ©giennes, les seules d’Europe ou presque qui se confondent avec la mer.

Sur le quai Ă  bord du SJ Train pour Narvik

Pour rejoindre TromsĂž, il faut encore emprunter un bus qui, malgrĂ© la tempĂȘte, file Ă  vive allure sur les routes du Troms. Une heure plus tard, toute la rĂ©gion est fermĂ©e. Une avalanche a mĂȘme emportĂ© une ferme entiĂšre et son troupeau de brebis.

Rencontre avec Agathe Ă  TromsĂž

TromsĂž est une charmante bourgade arctique au tempĂ©rament bien nordique, avec sa rue principale bordĂ©e de maisons en bois et son port iconique. C’est ici que j’ai rendez-vous avec Agathe. Nous sommes dans un environnement incroyable : autour de nous s’élĂšvent plusieurs massifs montagneux, dont le cĂ©lĂšbre mont Storsteinen, que l’on peut gravir en tĂ©lĂ©phĂ©rique.

Découvrir Tromso en train et sans avion

« Ce qui me fascine avec cette ville, raconte Agathe, c’est que peu importe oĂč on est dans la ville, on voit les montagnes, elles sont vraiment proches de nous. C’est vraiment spĂ©cial comme impression. À 200 ou 300 mĂštres au-dessus du niveau de la mer, on est dĂ©jĂ  en montagne, entre guillemets, et c’est ce qu’on a juste en face de nous avec les bateaux en premier plan. »

Venue en NorvĂšge depuis sa Normandie natale au cours d’un master en architecture, elle n’a plus jamais quittĂ© le pays, sauf pour un stage de trois mois aux États-Unis. Elle a mĂȘme choisi de migrer au nord du nord, pour vivre sa soif d’outdoor et de nature. Elle a trĂšs vite adoptĂ© le style de vie norvĂ©gien.

« Ici, on a du temps pour soi et pour ĂȘtre dans la nature. C’est incroyable de vivre tous ces moments outdoor qui me rendent heureuse. Je me suis rendu compte que ça, c’était hyper intĂ©grĂ© dans la culture norvĂ©gienne. C’est-Ă -dire que les NorvĂ©giens, aprĂšs le travail, vont faire du ski de fond, du ski de rando ».

Alors qu’elle n’avait jamais fait de ski de sa vie, Agathe est aujourd’hui une vĂ©ritable fĂ©rue de sports d’hiver, Ă  tel point qu’elle emmĂšne des voyageurs en expĂ©dition en pleine nature, Ă©tĂ© comme hiver. Elle pratique la randonnĂ©e, le ski ou les raquettes dans les massifs de la pĂ©ninsule de KvalĂžya ou sur l’üle de Senja, qu’elle affectionne particuliĂšrement.

A la dĂ©couverte de l’Ăźle de Senja

Les NorvĂ©giens surnomment Senja la petite NorvĂšge, parce qu’elle regroupe un peu tout ce que les paysages norvĂ©giens offrent sur une seule Ăźle, exception faite des glaciers. Sur l’üle de Senja, on retrouve les fjords et les montagnes : des montagnes un peu alpines, trĂšs dramatiques, mais aussi de grands plateaux avec des lacs et des landes Ă  perte de vue. Certains l’appellent Ă©galement EventyrĂžya, l’üle aux aventures, tant elle offre de terrains de jeux aux amoureux des grands espaces.

 

Et justement, le lendemain, me voilĂ  sur le ferry pour Senja. J’embarque avec quelques copains depuis le port de Brensholmen, Ă  quelques encablures de la pĂ©ninsule de SommarĂžy. La traversĂ©e dure vingt minutes. Le froid est polaire et la mer noire. Le bateau avance dans le brouillard ; Ă  peine voit-on les cimes acĂ©rĂ©es de Senja au loin.

Découvrez les paysages de l'ßle de Senja

Il fait dĂ©jĂ  nuit. Nous avons rĂ©servĂ© une hutte en bois au bord de la mer. Je bois mon thĂ© au chaud, installĂ© dans mon fauteuil face Ă  la fenĂȘtre. Le feu brĂ»le dans la cheminĂ©e, le ciel est Ă©toilĂ© et soudain, le ciel s’illumine de dizaines d’aurores borĂ©ales qui danseront jusqu’au milieu de la nuit. Magique !

Prendre le train pour aller voir les aurores boréales en NorvÚge

Cette série audio a été réalisée en collaboration avec Radio Clapas. Tu peux retrouver tous les épisodes sur mon blog, La France baladeuse, ou sur le blog de la radio Clapas.

Découvrez cette aventure dans mon dernier livre

AprĂšs 5 annĂ©es sur les routes avec mon micro, j’ai racontĂ© des dizaines d’histoires de voyage et d’aventure en France et sur les rails. Et bien figurez-vous que ces rencontres dans des trains, au bord d’un quai ou durant mes pĂ©rĂ©grinations dans l’Hexagone vont faire l’objet d’un livre Ă  paraĂźtre chez Larousse : OĂč aller sans prendre l’avion ? 50 itinĂ©raires

A travers une cinquantaine d’itinĂ©raires, je vous propose d’explorer la France et l’Europe sans avion, le temps d’un voyage ponctuĂ© de rencontres faites au fil des mes expĂ©ditions pour La France Baladeuse…

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